Recherche 03 Recherche commune / cryptographie
Vote électronique privé
Cryptographie pour un vote vérifiable et respectueux de la vie privée : éligibilité sans identification, vérification sans divulgation. La construction est le travail d'un collaborateur ; cette page en est la lecture système.
- État
- Recherche commune, en cours
- Conception cryptographique
- Un collaborateur. Pas moi.
- Revendications
- Aucune. Pas de déploiement, pas de certification, pas d’audit.
Propriétés étudiées
ÉligibilitéSecret du voteNon-chaînabilitéPas de double voteVérifiabilitéAuditabilitéÀ qui appartient ce travail
La construction cryptographique derrière la recherche sur le vote n'est pas de ma conception. C'est le travail du chercheur avec qui je collabore sur ce sujet, et le mérite lui en revient. Ce site documente une recherche commune et la soutient ; il ne revendique pas la paternité de la cryptographie.
Cette distinction mérite d'être posée en premier plutôt qu'en note de bas de page. La cryptographie ici est difficile, il a fallu à quelqu'un d'autre des années d'étude pour y arriver, et une page qui resterait muette sur la paternité s'attribuerait le mérite par omission.
Ce que ce site ajoute, c'est la lecture système de ce travail : ce qu'une élection bâtie sur une telle construction exigerait de ceux qui l'organisent, ce qui doit être publié pour que le résultat soit vérifiable, et où l'ingénierie cesse d'être une question cryptographique pour devenir une question d'exploitation.
Problème
Le vote électronique demande deux propriétés qui tirent en sens contraire : seuls les électeurs habilités votent, et personne ne peut apprendre comment quiconque a voté.
Ajoutez une troisième exigence, que n'importe qui puisse vérifier le résultat, et les conceptions naïves s'effondrent. Un registre qui prouve l'éligibilité relie aussi une personne à un bulletin. Une urne qui cache ce lien cache aussi si le décompte est honnête.
Modèle de menace
L'adversaire intéressant n'est pas un intrus. C'est l'opérateur du système, ou quelqu'un capable de le contraindre après coup.
- Opérateur honnête mais curieux
- Opérateur contraint
- Autorités qui s’entendent
- Observateur du réseau
- Électeur sous contrainte
- Désanonymisation rétrospective
Vie privée
Le secret du vote doit tenir face à celui qui organise le scrutin, et il doit tenir encore dans dix ans.
Un système qui ne cache le vote qu'aux autres électeurs n'est pas privé. La cible de conception est que la corrélation entre une identité et un bulletin n'existe nulle part dans le système, plutôt qu'elle soit stockée et protégée.
Éligibilité
Prouver l'appartenance à l'ensemble des habilités sans révéler lequel.
L'électeur démontre qu'il appartient à un ensemble publié d'électeurs habilités. La preuve convainc un vérificateur de l'appartenance et de rien d'autre, ce qui est exactement la propriété qu'offre une preuve d'appartenance.
Propriétés étudiées
ÉligibilitéSecret du voteNon-chaînabilitéPas de double voteVérifiabilitéAuditabilitéNon-chaînabilité
Deux bulletins issus du même ensemble ne doivent pas être attribuables au même électeur, et un bulletin ne doit pas être attribuable au justificatif qui l'a produit.
Le double vote doit malgré tout être empêché, d'où l'intérêt des primitives capables de détecter la seconde utilisation d'un justificatif sans identifier son porteur.
- Secret du vote
- Non-chaînabilité du justificatif
- Prévention du double vote
- Pas de preuve de contrainte
Vérifiabilité
Vérifiabilité individuelle : un électeur peut vérifier que son bulletin a été compté. Vérifiabilité universelle : n'importe qui peut vérifier que le décompte découle des bulletins enregistrés. Les deux sans ouvrir un seul bulletin.
Recherche cryptographique
La recherche passe en revue les constructions qui fournissent des preuves d'appartenance anonymes, des engagements et un dépouillement vérifiable, et étudie comment elles se composent en une élection dont la trace est auditable.
Le livrable de ce volet est une analyse écrite et des questions ouvertes, pas une revendication d'implémentation.
- Preuves d'appartenance
- Engagements
- Annulateurs
- Dépouillement vérifiable
- Traces publiques
Exploration FCMP++
Étudié comme construction cryptographique. Pas comme protocole de vote.
FCMP++ est examiné pour ce qu'il offre comme primitive : prouver l'appartenance à un grand ensemble avec de fortes propriétés de confidentialité et des tailles de preuve praticables. La question à l'étude est de savoir si cette primitive se transpose proprement à l'éligibilité électorale, et où elle ne se transpose pas.
Il n'est affirmé ni que FCMP++ a été conçu pour le vote, ni que ce qui précède constitue une analyse de sécurité de cette construction.
Questions ouvertes
Laissées ouvertes délibérément.
- Résistance à la coercition à distance
- Émission de justificatifs sans émetteur de confiance
- Révocation de l'éligibilité en cours de scrutin
- Vérifiabilité pour un électeur non technicien
- Coût d'une trace publique à l'échelle nationale
Notes de recherche
Les notes sont publiées à mesure qu'elles sont écrites, avec leur date et leurs références. Rien n'est publié comme acquis tant que c'est encore à l'étude.
À lire
Notes sur ce système
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